Temps de lecture : 6 min
Pourquoi mes 10 ans dans le transport et la logistique ont façonné ma façon de travailler dans le BTP
On imagine souvent l’architecture d’intérieur comme un métier fluide, créatif, rythmé par de beaux matériaux, des moodboards et des projets inspirants. Mais dès qu’on passe derrière l’image, on découvre un tout autre monde : celui du BTP, un secteur encore massivement sous-digitalisé, où une grande partie de la réussite d’un projet repose sur l’humain, la débrouille et des méthodes parfois… artisanales.
Quand j’ai quitté le transport et la logistique pour me reconvertir en architecture d’intérieur, je ne m’attendais pas à un tel décalage. Dans mon ancienne vie professionnelle, tout était cadré, mesuré, tracé.
On pilotait des flux, des camions, des tournées, des plannings.
Chaque minute comptait.
Chaque information circulait.
Chaque anomalie était identifiée, archivée, corrigée.
Et puis j’ai découvert le bâtiment.



Le choc entre deux mondes
Dans la logistique, si un camion a 15 minutes de retard, on sait exactement pourquoi. Dans le BTP, un artisan peut ne pas venir pendant 3 jours sans prévenir… et personne ne sait vraiment ce qu’il s’est passé.
Dans la logistique, tout est digitalisé : suivi en temps réel, remontée d’incident, KPI, alertes automatiques.
Dans la rénovation, on travaille encore avec :
– des devis PDF sans détail,
– des croquis envoyés par MMS,
– des plannings oraux,
– des décisions prises sur chantier,
– des confirmations “à la voix”.
La chaîne de valeur est belle, mais fragile. Et cette fragilité coûte cher aux propriétaires occupants comme aux futurs acquéreurs : retards, erreurs, dépassements de budget, tensions, incompréhensions.
C’est là que mes 10 ans dans la logistique sont devenus un avantage décisif.
Le transport m’a appris la méthode que le BTP n’enseigne pas
La logistique est un secteur dur. On doit anticiper, recalculer, réagir vite, éviter les ruptures. Ce sont les mêmes enjeux qu’un chantier… sauf que le chantier, lui, n’est pas structuré pour les absorber.
Alors j’ai importé mes réflexes :
– planification précise,
– traçabilité de l’information,
– réunions rituelles,
– checklists,
– procédures,
– compte-rendus systématiques,
– mise à jour continue du planning travaux,
– contrôles qualité réguliers.
Pas pour alourdir le projet.
Pour le sécuriser.
Dans un univers où beaucoup travaillent “à l’intuition”, apporter de la méthode change tout. Cela protège le client, l’artisan, le budget… et le résultat final.
Le BTP souffre d’un manque de digitalisation… que le client ressent immédiatement
Nous vivons dans un monde où tout est suivi, tracé, transparent :
– colis livré en temps réel,
– banque en ligne,
– factures automatisées,
– prises de rendez-vous instantanées.
Puis on lance une rénovation… et on retombe 20 ans en arrière.
Le client ne comprend pas pourquoi il n’a :
– aucun suivi clair,
– aucune visibilité sur les étapes,
– aucune centralisation des infos,
– aucun planning partagé,
– aucune preuve de l’avancement réel.
Il voit passer des photos WhatsApp, des appels rapides, des “ne vous inquiétez pas, ça avance”. La sous-digitalisation n’est pas un problème esthétique. C’est un problème structurel qui engendre stress, erreurs et malfaçons.
Pourquoi un architecte d’intérieur doit combler ce vide
Dans d’autres secteurs, la digitalisation est portée par les entreprises. Dans le BTP, elle est portée… par personne.
Alors l’architecte d’intérieur devient :
– coordinateur,
– contrôleur qualité,
– archiviste,
– chef d’orchestre,
– interface entre client et artisans,
– garant du planning,
– traducteur entre langage technique et attentes du client.
Ce rôle, je l’assume entièrement.
Parce que je sais ce que coûte une mauvaise information : un mur mal placé, un doublage inutile, une erreur de plomberie, une erreur de m², un retard de 10 jours.
Un simple manque de communication peut valoir des milliers d’euros.



La digitalisation ne remplace pas l’artisanat : elle le renforce
Le BTP restera toujours un métier manuel, sensitif, technique.
Mais il a besoin d’une colonne vertébrale plus fiable.
Je ne suis pas là pour “moderniser le métier”, mais pour le rendre plus fluide.
Concrètement, voici ce que j’utilise chez TRAIT-NOIR :
– gestion de projet digitalisée,
– plans partagés et archivés,
– outils de suivi chantier,
– checklists techniques,
– tableaux comparatifs de devis,
– organisation documentaire,
– suivi budgétaire en temps réel.
Cela paraît simple. C’est en réalité révolutionnaire pour un secteur qui fonctionne encore trop souvent à la mémoire et au téléphone.
Ce que la logistique m’a appris sur la rénovation : la vérité est dans les détails invisibles
Un chantier réussi ne tient jamais uniquement dans les belles idées. Il tient :
– dans la coordination,
– dans les temps de pose,
– dans les délais de livraison,
– dans la clarté des plans,
– dans la qualité des informations transmises.
La logistique m’a appris que les projets qui échouent ne sont pas ceux qui manquent d’ambition. Ce sont ceux qui manquent de méthode.
Et c’est exactement ce que j’apporte aujourd’hui à mes clients; qu’ils rénovent leur logement ou qu’ils achètent un bien à transformer.
Conclusion : un secteur qui doit évoluer, et un métier qui peut le tirer vers le haut
L’architecture d’intérieur est un métier magnifique. Mais il mérite mieux que le flou, les retards et les improvisations. Il mérite une structure.
Et c’est là que mon parcours hybride : logistique + architecture, m’a donné une avance décisive.
Parce qu’au fond, une rénovation n’est pas seulement un projet esthétique. C’est un projet d’organisation.
Chez TRAIT-NOIR, nous conçevons des espaces cohérents, durables et justes et nous mettons autant d’énergie dans la vision que dans la méthode.
Parce qu’un beau projet n’est rien… s’il n’est pas maîtrisé.
Je m’appelle Thimy, je suis architecte d’intérieur. J’accompagne les particuliers, professions libérales et entrepreneurs à concevoir des espaces cohérents, durables et justes. Des lieux qui racontent ce qu’ils sont et où il fait bon vivre ou exercer.
Si vous souhaitez rénover, repenser ou valoriser votre espace, parlons en ensemble.


